Morceaux choisis – 208 / Adrienne von Speyr

Morceaux choisis – 208 / Adrienne von Speyr

Morceaux choisis – 208 / Adrienne von Speyr

Adrienne von Speyr

Au ciel, tout ce qui est perçu, tout ce qui est dit, est contenu dans le fait que Dieu attire tout à lui. Et pourtant il reste quelque chose qu’il ne serait pas juste d’appeler désir mais qui, au sein de la vision de Dieu, est un cheminement joyeux vers lui. Nous aimons et nous sommes aimés, et l’échange d’amour est mouvement vers Dieu: on est toujours arrivé au but tout en demeurant en mouvement. Comme un ruisseau dans la forêt: on est charmé par sa présence et on peut en même temps le longer; c’est tout aussi beau qu’il soit ici comme il était là et qu’il continue à couler; tout ne fait qu’un.

Rien que le mouvement de l’eau, qui fait partie de sa nature, nous charme, mais aussi que nous puissions nous déplacer avec lui. Que le ruisseau coule continuellement est aussi une surprise toujours nouvelle, car de l’eau nouvelle coule toujours dans le même ruisseau. De même au ciel il y a l’éternelle surprise que Dieu nous appelle constamment et que nous nous trouvions constamment devant Lui dans la réponse. Et parce que ceci est un état, on ne peut pas dire que celui qui est au ciel depuis longtemps et se trouve en chemin vers Dieu soit plus joyeux et plus comblé que celui qui vient d’arriver ou que celui qui, arrivant de la terre, a le droit de venir pour ainsi dire en visite pour un moment.

Adrienne von Speyr, L’année de la foi, 32B (abbaye-saint-paul-wisques.com)

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