Chemins de traverse – 264 / Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

On croit posséder un être en exerçant une domination sur lui. Evidemment, ce n’est pas le véritable amour, celui dont il a été dit: L’amour est patient; il est bon. Il ne se vante pas; il ne s’enorgueillit pas; il ne cherche pas son propre profit; il ne s’offense pas; il ne croit pas le mal. Le malheur est que, par bienséance ou pudeur, nous recouvrons souvent du nom d’amour ce qui certes a sa place, et même son droit de cité, mais n’est pas, ou du moins n’est pas essentiellement l’amour.

Marguerite Yourcenar, Les yeux ouverts (coll. Livre de Poche/LGF, 2003)

image: http://fluctuat.premiere.fr

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