Morceaux choisis – 491 / Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus

Morceaux choisis – 491 / Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus

Morceaux choisis – 491 / Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus

Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus

Le bavardage, cette tendance à extérioriser tous les trésors de l’âme en les exprimant, est souverainement nuisible à la vie spirituelle. Son mouvement est en direction inverse de celui de la vie spirituelle qui s’intériorise sans cesse pour se rapprocher de Dieu. Emporté vers l’extérieur par son besoin de tout dire, le bavard ne peut qu’être loin de Dieu et de toute activité profonde. Toute sa vie de fond passe sur ses lèvres, et s’écoule dans les flots de paroles qui emportent les fruits de plus en plus pauvres de sa pensée et de son âme. Car le bavard n’a plus le temps, et bientôt plus le goût de se recueillir, de penser, ni de vivre profondément. Par l’agitation qu’il crée autour de lui, il empêche chez d’autres le travail et le recueillement féconds.

Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, dans: Vives Flammes no 300 – Où est la route du bonheur? (Ed. du Carmel, 2015)

image:  Carmel de Flavignerot, Dijon / France (elisabeth-dijon.org)

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