Regards ignatiens – LIV

Louis de Gonzague

Je vous avoue que je m’abîme et que je me perds dans la considération de cette bonté divine, cette mer immense, sans rivage et sans fond, qui m’appelle à un repos éternel après de bien courtes et bien légères fatigues. Elle m’invite du haut du ciel à ce souverain bonheur que j’ai cherché avec trop de négligence et elle me promet la récompense du peu de larmes que j’ai versées. Que votre Seigneurie veille donc à ne pas offenser cette infinie Bonté, ce qui arriverait sûrement si vous veniez à pleurer comme mort celui qui va vivre en la présence de Dieu et qui vous servira plus par ses prières qu’il ne le fit ici-bas.

Louis de Gonzague, Lettre à sa mère – 10 juin 1591 (jesuites.com)

image: Juan Martínez Montañés et Francisco Pacheco, San Ignacio de Loyola (catholicsun.org)

Auteur/autrice

Partager sur:

Dernières publications

Chemins de traverse – 789 / André Comte-Sponville

André Comte-Sponville L’ironie blesse; l’humour guérit. L’ironie peut tuer; l’humour aide à vivre. L’ironie veut dominer; l’humour libère. L’ironie est impitoyable; l’humour est miséricordieux. L’ironie

Morceaux choisis – 1375 / Pie XII

Pie XII En ce temps où les nationalismes s’exacerbent dangereusement, cette union fraternelle des jeunes catholiques – dans le respect de l’attachement de chacun à