Communauté de Hauterive
Le Dieu que Jésus s’efforce de nous révéler, n’est-il pas Celui qui ne renonce jamais à se rendre proche des humains, non pour leur enlever la capacité de dire oui ou non à Sa présence, mais – au contraire – pour les toucher, nous toucher avec respect, afin de faire deviner à notre cœur que Son Cœur à Lui ne désire qu’une chose: nous accompagner dans notre cheminement en s’adaptant à notre rythme comme une mère ou un père s’adapte au pas de son petit enfant, ou comme un berger au pas de ses brebis afin de nous conduire vers cette source qui coule en vie éternelle.
Jésus se laisse toucher et émouvoir, parce qu’il vient toujours vers nous – dès le premier instant de Son incarnation – et cela sans carapace, sans casque, sans arme, fragile comme un petit enfant. Le Messie, le Fils, la Parole éternelle sortie de la bouche du Très Haut nous fait toucher quelque chose de ce Dieu qui se laisse toucher, remuer au plus profond de Son cœur par cette fragile existence sortie un jour de Ses mains et appelée à retrouver la route vers Lui.
Cependant, l’approche de Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ, s’arrête-t-elle là? Se contenterait-Il de nous faire signe – à travers la compassion du Christ – de Sa propre compassion?
Son désir de Père ne désire-t-Il pas à nous appeler à entrer dans son école, à devenir Ses disciples et ainsi, d’une certaine manière au service de celles et ceux qui croisent nos routes?A regarder de près, ne sommes-nous pas tous appelés à entrer – par notre vie concrète de tous les jours – à cette école où l’on apprend à ouvrir son cœur à Celui qui voudrait le former selon son propre cœur; cette école où à travers mille et un pas, toujours à recommencer, on apprend à se laisser désarmer un peu plus….
Communauté de Hauterive, Homélie du 14 juin 2026 / extraits (abbaye-hauterive.ch)
image: Abbaye cistercienne de Hauterive, Fribourg / Suisse (aboweekends.frimobil.ch)



