Chemins de traverse – 1047 / Philippe Rebetez

Philippe Rebetez

J’aime quand la poésie ramène au monde social, au quotidien. A la vie des gens. A la fragilité de ce qui est vivant. Un visage, un geste, une attention, un regard, un chagrin, une colère, tout peut être source d’écriture. J’écris avec l’apport des autres, de mes semblables, de celles et ceux qui, comme le dit le poète Alberto Nessi, regardent par-dessus mon épaule. L’écriture de mes poèmes se nourrit aussi de mes manques, de mes défaillances, de mes impossibilités. De l’écoute intérieure.

En quelques vers, on peut évoquer beaucoup. Je l’expérimente depuis quelques années en faisant des lectures dans un service d’oncologie de l’hôpital de ma région. Quelques vers suffisent à tendre une main fraternelle à celles et ceux qui se trouvent dans une situation de grande fragilité. Comme si ce qu’on nomme les petits riens de la vie ordinaire étaient amplifiés par notre fragile condition.

Philippe Rebetez, Au plain-pied de la vie / extraits, dans: Itinéraires – No 1334, 2026 (revue-itineraires.ch)

image: https://thepianistontheroof.bandcamp.com

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