Chemins de traverse – 850 / William Shakespeare

William Shakespeare

Non, jamais je ne planterai une seule de ces boutures dans mon jardin. De même que je ne voudrais pas que ce garçon me dise, si j’étais maquillée: c’est bien, et que ça lui donne envie de me faire l’amour. Prenez ces fleurs, c’est de la chaude lavande, de la sarriette, de la marjolaine, et puis le souci, qui se couche en même temps que le soleil et se lève en larmes en même temps que lui. Oui, toutes ces fleurs me manquent pour vous en faire des couronnes, et vous, mon doux ami, pour vous en couvrir tout entier.

William Shakespeare, Un conte d’hiver (Minuit, 1988)

image: Le Titien, Vénus d’Urbino / détail (ahsonic.tumblr.com)

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