Liturgie des Heures – 141 / A None – XIII

Liturgie des Heures – CXLI. A None – XIII

Entendez-vous tous ces cœurs battre,
Comme s’ils n’étaient que d’un corps,
D’un glas navrant dans sa tristesse:
L’Eglise pleurant son Christ mort!

Regardez-la qui le regarde :
Celui qu’elle aimait n’est-il plus?
Avant d’avoir touché ses lèvres,
Est-elle veuve de Jésus?

Les yeux qu’elle adorait se ferment,
Le dernier soupir est lâché!
Elle était vaine, la promesse
De ne jamais l’abandonner!

Console-toi, fille des hommes,
Dans sa mort ton Christ te rejoint:
Si tu voyais au sein du Père,
Tu verrais son Fils dans le tien.

Il reprend tout de vie nouvelle,
Il reprend tout, même la mort!
Et toi, tu vas au long des siècles
Lui former vraiment tout son corps.

Entendez-vous tant de cœurs battre,
Comme s’il n’était qu’un sonneur?
Pour un tel chant de l’espérance:
L’Eglise recevant son cœur!

image: Gentile da Fabriano, Spedale di Santa Maria del Buon Gesu (collezioni-f.it)

source: Patrice de La Tour du Pin – Seuil (aelf.org)

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