Thomas Hardy
Elle n’avait plus conscience du temps ni de l’espace. L’exaltation qu’elle faisait naître, en fixant une étoile, la saisissait maintenant à l’insu de sa volonté; elle ondulait sur les notes grêles de la mauvaise harpe, et les harmonies passaient en elle comme des brises, lui faisant venir les larmes aux yeux. Elle croyait voir les notes flotter avec le pollen, et l’humidité lui semblait les pleurs du jardin, ému par ces accents.
Thomas Hardy, Tess d’Urberville (coll. Livre de Poche/LGF, 1995)
image: Nastassja Kinski, dans: Tess, film de Roman Polanski – 1979 (allocine.fr)



