Chemins de traverse – 278 / Dante Alighieri

Dante Alighieri

C’était l’heure déjà où tourne le désir de ceux qui sont en mer quand attendrit leur coeur le jour où ils ont dit aux doux amis adieu; l’heure qui blesse d’amour le nouveau pélerin, s’il entend au loin le son d’une cloche qui semble pleurer la lumière qui se meurt; quand je commençai à ne plus entendre et à regarder l’une des âmes qui, debout, demandait de la main qu’on l’écoute. Elle joignit et leva ses deux paumes, en fixant les yeux vers l’orient, comme disant à Dieu: Je n’ai d’autre souci.

Dante, La Divine Comédie / Le purgatoire, extrait (coll. GF/Flammarion, 2010)

image: Francesco Scaramuzza, Dante’s Purgatorio (https://wordpress.com)

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