Chemins de traverse – 310 / Dante Alighieri

Dante Alighieri

Les yeux aimés et vénérés de Dieu, fixés sur l’âme orante, nous montrèrent combien leur plaît une prière ardente; et puis ils se dressèrent vers le feu éternel, où l’on ne doit pas croire que pénètre regard de créature qui soit plus clair. En moi qui touchais à la fin de tous mes voeux, comme il fallait, se parfit l’ardeur du désir. Bernard souriait et me faisait signe de regarder en haut; mais j’étais déjà par moi-même tel qu’il me voulait: puisque ma vue, en devenant limpide, entrait de plus en plus dans le rayon de la haute lumière qui par soi-même est vraie.

Dante, La Divine Comédie / Le paradis, extrait (coll. GF/Flammarion, 2010)

image: Gustave Doré, La Divine Comédie (pinterest.com)

Auteur/autrice

Partager sur:

Dernières publications

Entrer dans… Le château intérieur – 24

Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila) Le château intérieur – XXIV. Sixièmes Demeures – I Parlons maintenant, avec l’assistance de l’Esprit-Saint, de la Sixième Demeure. L’âme,