Chemins de traverse – 323 / André Velter

André Velter

Je me sais plus nomade que jamais. Il n’y a pas de suite à ce qui est sans fin. Notre gîte n’est pas une maison, un reliquaire, un temple ni un livre. Notre ermitage n’a pas de toit, pas de fronton, il est de plein vent et de pleine clarté le passage où nous sommes, esquif aimanté qui s’éloigne de la terre, reste à l’écart du ciel, sans renier la terre ferme, sans congédier le ciel.

André Velter, Ascension du Mont Analogue / extrait, dans: L’amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit (coll. Poésie/Gallimard, 2007)

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