Pape Léon XIV
Seigneur, apprends-nous à prier – CXXXVIII
Nous percevons souvent à quel point le fait d’en faire trop, au lieu de nous combler, devient un vertige qui nous étourdit et nous prive de sérénité, nous empêche de vivre pleinement ce qui est vraiment important dans la vie. Le temps semble se disperser en mille choses pratiques qui ne résolvent pas le sens ultime de notre existence. L’évangéliste Matthieu nous invite à réfléchir à l’importance du cœur: Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur (Mt 6, 21).
C’est donc dans le cœur que se cache le véritable trésor. Lire la vie à la lumière de Pâques, la regarder avec Jésus ressuscité, c’est trouver l’accès à l’essence de la personne humaine, à notre cœur. Saint Augustin nous fait comprendre l’élan de l’être humain tendu vers son accomplissement: Seigneur, tu nous as faits pour toi et notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose pas en toi.
L’inquiétude est le signe que notre cœur ne s’agite pas au hasard, sans but, mais qu’il est orienté vers sa destination ultime. Et le véritable aboutissement du cœur ne consiste pas en la possession des biens de ce monde, mais en l’obtention de ce qui peut le combler pleinement, c’est-à-dire l’amour de Dieu, Dieu lui-même. Ce trésor, cependant, ne se trouve qu’en aimant le prochain que l’on rencontre en chemin. Le cœur inquiet ne sera pas déçu s’il entre dans la dynamique de l’amour pour lequel il a été créé. Jésus-Christ, par Son Incarnation, Sa passion, Sa mort et Sa Résurrection, a donné un fondement solide à cette espérance.
Léon XIV, Catéchèse Jubilé 2025 – Jésus-Christ notre espérance / extraits (vatican.va)
image: Eglise Sainte Thérèse, Genève / Suisse (2014)



